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Human Rights And Wrongs

Pourquoi les garçons sont pire à l’école que les filles?


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Les garçons dans l’ensemble du pays sont en train de décrocher

Selon presque tous les critères, les garçons dans l’ensemble du pays, quel que soit le groupe démographique, sont en train de décrocher. Dans le primaire, ils ont deux fois plus de risques de se voir diagnostiquer des troubles de l’apprentissage que les filles, et deux fois plus de probabilités d’être placés dans des classes d’éducation spéciale. Les lycéens sont dépassés par les lycéennes dans les tests d’aptitude normalisés en rédaction.

Même la fondation Gates, qui a déboursé près d’un milliard de dollars pour les écoles expérimentales au cours des cinq dernières années, a décidé de se concentrer sur ce problème. «Aider les garçons ayant des problèmes de scolarité fait désormais partie de notre mission essentielle», explique Jim Shelton, le responsable de l’éducation au sein de la fondation.

En 1992, l’Association américaine des femmes à l’université publiait un rapport expliquant que le «titre IX» n’avait pas atteint tous ses objectifs, et qu’elles étaient toujours derrière en maths et en sciences. Mais, vers le milieu des années 1990, ces demoiselles avaient réduit l’écart en maths, et elles étaient désormais plus nombreuses que les garçons à choisir les options chimie et biologie dans le secondaire.

Les dévoiements du féminisme

Des universitaires, notamment Christina Hoff Sommers, de L’American Enterprise Institute, imputent la responsabilité du décrochage des garçons aux dévoiements du féminisme. Dans les années 1990, confie-t-elle, alors que les filles progressaient clairement et régulièrement vers la parité à l’école, les enseignantes féministes continuaient à les juger défavorisées et leur prodiguaient un maximum de soutien et d’attention. De leur côté, les garçons, dont les performances avaient déjà commencé de péricliter, étaient abandonnés à leur sort, et on laissa leurs difficultés s’aggraver.

Les garçons sont depuis toujours des garçons. Ce qui a changé, c’est ce qu’on attend d’eux en termes de comportement et d’apprentissage à l’école. Ces dix dernières années, du fait de l’implication de certains parents dans la réussite de leurs enfants, la qualité des établissements a été mesurée de deux manières simples: le nombre d’élèves en «cours accélérés», et l’obtention systématique de bons résultats aux examens. On fait désormais communément passer des tests d’évaluation aux bambins dès l’âge de 6 ans. Et les programmes scolaires sont devenus beaucoup plus contraignants.

Plutôt que de laisser aux professeurs la possibilité d’adapter le contenu et le rythme de l’apprentissage à chaque classe, on leur dicte dans certains États ce qu’il convient d’enseigner, quand et comment. En même temps, le nombre d’élèves par professeur a augmenté, la part dévolue à l’éducation physique et aux sports a diminué, et les récréations longues ne sont plus qu’un lointain souvenir. Ces nouvelles contraintes réduisent les points forts et accentuent les points faibles de ce que les psychologues appellent désormais le «cerveau de garçon» – ce comportement agité, brouillon, très agaçant mais parfois brillant, dont les scientifiques pensent aujourd’hui qu’il est non pas acquis mais inné.

Une génération de garçons sans père

L’un des indicateurs qui permettent le mieux de prédire si un garçon réussira ou non au lycée tient en une seule question: y a-t-il dans sa vie un homme qui puisse lui servir de modèle? Trop souvent, la réponse est non. La fréquence des divorces et le grand nombre de mères célibataires ont créé une génération de garçons sans pères. Dans tous les types de quartiers, riches ou pauvres, un nombre croissant d’entre eux sont élevés sans leur géniteur.

Les psychologues font valoir que les grands-pères ou les oncles peuvent apporter une aide, tout en soulignant qu’un adolescent sans figure paternelle est comme un explorateur sans carte. C’est encore plus vrai pour les garçons de milieux pauvres ou ceux qui ont des difficultés scolaires. Un homme plus âgé, explique Michael Gurian, sert au jeune de modèle en matière de maîtrise de soi et d’habitudes de travail. Qu’il soit en permanence sur son dos à propos de ses notes ou le presse d’être à l’heure en classe, «l’homme plus âgé rappelle au jeune, d’une multitude de façons, que l’école est essentielle pour réussir sa vie».

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